C'était il y a quelque temps. Une soirée animée comme tant d'autres, des regards entre convives entre homme-femme, des petits tests de séduction, on parlait on buvait on dansait un peu puis on allait prendre l'air.

Elle m'a rejoint, la douce inattendue, sur le pont d'en face où je fumais solitaire une cigarette assis sur le parapet convivial d'où je m'appliquais à essayer d'entendre la Seine me parler doucement de ses petits clapotis. Nous avons échangé quelques mots puis quelques phrases sur la soirée, les personnes présentes, nos amis ou connaissances communes, l'alcool, le tabac puis nous avons fini par nous demander nos prénoms et nous nous sommes posés la question de notre présence à une soirée aussi nulle.

Une petite complicité est née au dessus des murmures approbateurs ou réprobateurs de la Seine, je n'ai jamais su.

Le lendemain matin, je me suis malgré tout félicité de toujours me tromper dans mes programmes de lavage machine (mini 60°) au grand dam de mes tee shirts qui, petit à petit, se faisaient de plus en plus minuscules.

Elle s'est levée juste avant mon réveil et a glissé un mini tee shirt blanc qui laissait apercevoir plus des trois quart de ses fesses, qu'elle avait d'ailleurs fort jolies.

Je la regardais s'activer dans la cuisine, amusé et charmé, alors qu'elle cherchait placard après placard et frigo, de quoi faire un petit déjeuner de l'après calin (à deux heures de l'après midi de ce dimanche ensoleillé). je me devais, avec toute l'attention que je lui portais,en gentleman et hôte attentionné que je suis, d'apprécier les très nombreuses qualités de sa personne et j'ai noté alors que sa fesse droite semblait légèrement plus avenante que la gauche mais que la gauche présentait également un attrait certain. Bref, le réveil était agréable et mes pensées volages. Le petit déjeuner consistait en tranches de pain de mie grillées beurrées demi-salées, confiture de fraises de la grand mère et café avec sucre merci - non, désolé je n'ai pas de lait - et d'un paquet de bonbons entamé qu'elle avait déniché dans un coin oublié de mes rangements supposés

Elle a apporté le plateau chargé de ces et ses mets et s'est allongée un peu plus bas que moi sur le lit, coudes relevant le haut de son corps mais, Dieu merci, me laissant apercevoir ce que notre maintenant  tee shirt, n'arrivait à couvrir.

Après quelques paroles d'appréciation réciproque et une dégustation tendre de mon pain de mie Jacquet accompagné du beurre de Bretagne plus ou moins délicatement appliqué, le jeu des questions au jeu de la vérité, chaque homme me comprendra... Après quelques questions usuelles .....

 - Tu veux des enfants ?

- Oh oui, deux trois 

- Garçons filles ? La jambe gauche dressée et bloquée se fait rejoindre par la droite. Aie ? c'est un piège ?

- Oh peu importe.      Non pas de piège me semble t'il, yessss !

- Tu m'aimes ? Sa jambe gauche toujours en mouvement depuis quelques minutes se dresse vers le plafond et se bloque soudainement

- Oui ..(ce oui après quelques secondes de surprise et un sourire innocent)

La jambe se remet en mouvement

Son regard se fait dans le même temps plus incisif ou moqueur ou triste ou autre, mais elle semble amusée voire charmée par ma réponse

- Meeeennnteuuuur ! Son sourire s'élargit et se fait percant, ses yeux un peu inquiets mais toujours coquins guettent ma réponse

Je souris

- Noon ! ah non !  D'un regard ardent et contrarié, malgré mon sourire récurent, je fais l'homme très très amoureux ...Elle se satisfait de la pseudo franchise de mes réponses pour ce dimanche matin.

Et même, je peux vous le dire, je n'ai menti qu'une fois, c'est bien hein !

tee shirt