Je me souviens de notre première rencontre. C'était il y a quelques années et son arrivée inattendue m'a troublé. Elle était attirante, secrête bien que volubile, je devinais une femme fragile, passionnée et intériorisée dans ses débordements. Elle semblait vouloir tout montrer d'elle mais ne dévoilait rien. Je devinais avec une certitude inouïe la moindre parcelle de sa personne sans la connaître encore. Je savais déjà la richesse de sa personnalité et je me demandais pourquoi elle se vêtait avec une exhubérance vestimentaire et une assurance si forte que je la sentais fabriquée. Elle se cachait l'hyper sensible. Elle m'intriguait en me charmant. J'ai eu envie de la protéger même contre elle dès la première minute. Elle parlait à quelqu'un et, en homme bien élevé, je m'efforcais de ne rien entendre de leur conversation mais j'avoue tendrement  que je mourrais d'envie de lui parler et surtout de l'entendre. Je voulais la connaître la découvrir puis la sublimer. J'ai immédiatement éprouvé pour elle une forte tendresse et quand je l'ai connue un peu, plus tard, une vraie admiration et une réelle affection telle que je l'ai rarement ressentie pour quelqu'un d'autre ou du moins aussi rapidement. Elle m'a remarqué ce jour là et nous nous sommes soigneusement évités.

Je l'ai revue après des échanges étonnants via un site de discussion où elle m'avait demandé. Elle s'étonnait que je la découvre aussi bien alors que je ne faisais que lire sur son visage sa voix ses yeux. Je me suis retiré de sa vie quelque temps plus tard, à sa demande, car j'ai senti que si je pouvais lui apporter une grande partie de ce qu'elle souhaitait, cela n'était pas sa vie, sa personne est si entière qu'elle ne peut pas faire les choses à moitié et je ne suis qu'une moitié. Elle a donc décidé de faire son chemin seule et ne n'a pas et plus voulu me rencontrer seule à seul.  

Il arrive que l'on fasse de belles rencontres qui illuminent parfois les jours sombres 

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